Colloque

« La Seine-et-Marne et Napoléon : intimité, pouvoirs, mémoires »

Un groupe de personnes participant à un colloque
© Château de Fontainebleau
Dans le cadre du bicentenaire de la mort de l’Empereur Napoléon Ier, le Département organise, en partenariat avec le château de Fontainebleau, un colloque scientifique ayant pour thème « La Seine-et-Marne et Napoléon : intimité, pouvoirs, mémoires ».

Du au

Présentation du colloque

Dans le cadre du bicentenaire de la mort de l’Empereur Napoléon Ier, le Département organise un colloque scientifique ayant pour thème La Seine-et-Marne et Napoléon : intimité, pouvoirs, mémoires. Celui-ci traitera de la vie de cour, de l’exercice du pouvoir, des autorités locales ou encore des interactions entre le centre bellifontain et la vie politique française et les relations internationales.

Ces journées d’études permettront d’appréhender l’emprise du pouvoir napoléonien sur le territoire et les Seine-et-Marnais, à travers la restauration du culte catholique, le pouvoir préfectoral, l’institution de la gendarmerie, ou par le biais des procédés électoraux (outil de dialogue entre les élites et le régime impérial). L’engagement militaire apparait également au cœur du projet napoléonien, s’appuyant sur la conscription, que les Seine-et-Marnais acceptent dans leur grande majorité jusqu’en 1813, la création d’une école d’officiers à Fontainebleau ou le séjour de prisonniers de guerre, constitués au gré des campagnes continentales.

Quelques figures majeures se distinguent, en lien avec la Seine-et-Marne : le ministre des Relations extérieures Caulaincourt, négociateur du traité de Fontainebleau au lendemain de la capitulation de Paris, le ministre d’Etat, Pierre Daru, étroitement associé au Château du Matroy, Louis-Alexandre Berthier, organisateur des chasses impériales. Car Fontainebleau et la Seine-et-Marne constituent non seulement un lieu de pouvoir, mais également un lieu de vie, au cœur de l’intimité et de la sociabilité de la famille impériale.

L’on évoquera enfin la mémoire napoléonienne, que celle-ci soit gravée dans la pierre ou les représentations graphiques (dessins d’architecture du château de Fontainebleau). Celle-ci s’appuie sur le souvenir des adieux à la garde, scène très présente dans l’imagerie de l’époque, sur les mémoires écrits par les témoins du règne de l’empereur et, plus globalement, sur les lieux du souvenir aux quatre coins du département.

Programme

Lundi 11 octobre - Château de Fontainebleau

Ouverture du colloque

  • 9h | Introduction par le président du Département de Seine-et-Marne, le président de l’EPA du Château de Fontainebleau et le maire de Fontainebleau
  • 9h45 | Thierry Lentz (Fondation Napoléon) : Qu'a dit Napoléon lors des Adieux de Fontainebleau ?
  • 10h30 | Pause

1er panel de contributions : L’intimité

Président de séance : Thierry Lentz (Fondation Napoléon)

  • 11h | Rémy Hême de Lacotte (Université Paris Sorbonne) : Intimité et pouvoir : l'entourage ecclésiastique de Napoléon et la direction des affaires du culte catholique ;
  • 11h30 | Pierre Branda (Fondation Napoléon) : La Maison de l'empereur ;
  • 12h | Franck Favier (Lycée Janson de Sailly Paris) : Le maréchal Berthier et la Seine et Marne, du Grand Veneur au propriétaire foncier ;
  • 14h30 Visite guidée des appartements, lieux de vie et d’exercice du pouvoir. Le musée Napoléon, un projet en mouvement.
    Exposition Napoléon à Fontainebleau.
    Visites commentées (direction du patrimoine et des collections du Château de Fontainebleau).

Mardi 12 octobre - Archives départementales, Dammarie-lès-Lys

2e panel de contributions : L’épopée militaire

Président de séance : Christophe Beyeler (Château de Fontainebleau)

  • 9h | Annie Crépin (Université d’Artois) : Pouvoir de l'État centralisateur, emprise du régime napoléonien : l'enracinement de la conscription en Seine-et-Marne.
  • 9h30 | Michel Roucaud (Service historique de la Défense) : Aux origines de Saint-Cyr, l’école spéciale militaire à Fontainebleau (1803-1808) : « une école pour vaincre ».
  • 10h | Jacques-Olivier Boudon (Université Paris Sorbonne) : Les prisonniers de guerre en Seine-et-Marne sous le Consulat et l'Empire.
  • 10h30 | Pause
  • 11h | Bruno de Trémiolles (Château du Martroy), Pierre Daru, « Mon meilleur administrateur »
  • 11h30 | Vincent Haegelé (Bibliothèque municipale Versailles) - Acteur, témoin et penseur de l’histoire : la campagne de 1814 vue par le général Pelet-Clozeau.

3e panel : L’Empereur et les Seine-et-Marnais

Président de séance : Charles-Éloi Vial (Bibliothèque nationale de France)

  • 14h | Olivier Plancke (Archives départementales de Seine-et-Marne) Les yeux, les oreilles et le bras armé de Napoléon : la gendarmerie en Seine-et-Marne sous le Consulat et l’Empire ;
  • 14h30 | Laurent Refuveille (Université de Lorraine) Les élections en Seine-et-Marne à l’époque napoléonienne ;
  • 15h | Abbé Olivier Vatar (diocèse de Meaux) Monseigneur Pierre-Paul de Faudoas, évêque de Meaux ;
  • 15h30 | Pause ;
  • 16h00 | Un empire de papier : présentation commentée de documents d’archives illustrant la période napoléonienne en Seine-et-Marne (direction des Archives départementales).

Mercredi 13 octobre - Archives départementales, Dammarie-lès-Lys

4e panel de contributions : Le pouvoir politique

Président de séance : Luc Duchamp (Archives, Fonds ancien et Musée de la Ville de Provins)

  • 9h | Joseph Schmauch (Archives départementales de Seine-et-Marne) : Le comte de Plancy : préfet de Seine-et-Marne, « dernier préfet de l’Empire ».
  • 9h30 | Marie Courtemanche (EHESS) : Entre la gloire, l’union, et la mémoire, la politique du sacré sous Napoléon.
  • 10h | Pause

5e panel de contributions : La mémoire

Président de séance : Vincent Haegelé (Bibliothèques de la Ville de Versailles)

  • 10h30 | Christophe Beyeler (Château de Fontainebleau).
    D’un château l’autre. Du Musée des Souverains au palais impérial du Louvre au Grand musée Napoléon Ier au palais ex-impérial de Fontainebleau (1853-2028).
  • 11h | Charles-Eloi Vial (Bibliothèque nationale de France) Un autre regard sur l’intimité de l’empereur : Fontainebleau, lieu de mémoire napoléonien au XIXe siècle.
  • 11h30 Jean Vittet (Château de Fontainebleau) Que sont devenus les dessins d’architecture du château de Fontainebleau sous Napoléon ?
  • 14h | Danièle Bullot (Association Histoire, patrimoine et environnement valençois) La mémoire napoléonienne à Montereau-Fault-Yonne.
  • 14h30 | Luc Duchamp (Archives, Fonds ancien et Musée de la Ville de Provins) Des matériaux pour l’histoire de la Seine-et-Marne sous l’Empire : les manuscrits du bibliothécaire de la Ville de Provins, Nicolas Pasques (1744-1830).
  • 15h | Pause

6e panel de contributions : Napoléon Ier et le monde

Président de séance : Joseph Schmauch (Archives départementales de Seine-et-Marne)

  • 15h30 | Marie-Pierre Rey (Université de Paris Sorbonne) 1814, le rôle de la Russie dans l’abdication de Napoléon.
  • 16h | Olivier Varlan (Lycée Faidherbe Lille) Le traité de Fontainebleau (avril 1814) : la seule négociation réussie de Caulaincourt ?
  • 17h | Conclusion du colloque par Jean-Louis Thiériot, député.

Vendredi 21 mai - Théâtre municipal de Fontainebleau

  • 14h30 Représentation théâtrale : Le Chanoine de Milan par Le Théâtre des Grognards – Les Grognards de la Marne, Théâtre municipal de Fontainebleau
    • Représentation destinée aux scolaires
  • 20h30 Représentation théâtrale : Le Chanoine de Milan par Le Théâtre des Grognards – Les Grognards de la Marne, Théâtre municipal de Fontainebleau
    • Représentation destinée au grand public

THÉÂTRE "Le Souper imprévu ou Le Chanoine de Milan"

21/05/2021 - Théâtre municipal de Fontainebleau

Mai 1796, les armées françaises entrent dans Milan derrière leur vaillant Général, un petit corse d’Ajaccio à qui il ne déplait pas qu'on parle un peu de lui à Paris. Au même moment, le chanoine Barnabé, saintement épris de tous les plaisirs de la vie, se prépare aux délices du souper où devrait se nouer le projet de mariage de son neveu Benedetto, type de l'Italien hâbleur et poltron, et de la belle Cœlénie. Mais c'était sans compter avec l'arrivée des soldats de la jeune République Française, forts de leurs charmes et… de leurs appétits ! 

Étranges confrontations entre le clergé italien et le citoyen-soldat français issu de la Levée-en-masse, deux types comiques dessinés à l'encre de la caricature mais peut-être pas tant que cela ! Tout parait les opposer, si ce n’est une passion commune pour un livre pieusement stratégique : « Le cuisinier Français » , qui finira par les réunir autour d'une table.

Ecrite et jouée pendant la 1ère Campagne d'Italie en 1796, cette « comédie de circonstance », d'Alexandre Duval, était destinée à illustrer l’actualité italienne du Directoire à Paris ; mais aussi à célébrer la victoire et la volonté affichée du Général Bonaparte de faire respecter les populations envahies ou de le faire croire, sur fond de macaroni. Car Alexandre Duval l’affirme haut et fort, c’est cette pièce qui a acclimaté le macaroni au goût français, et ce n’est pas son moindre titre de succès.